Près d'une dizaine d'années après notre croisière dans cette Méditerranée du sud que nous apprécions tant, nous avons décidé de revivre ce périple qui nous avait fait vivre tant de bons moments. Conscients que depuis 2003 le temps était passé sur nous aussi, nous avons décidé de ne faire que l'aller cette année et donc de laisser Mistral Gagnant en Grèce jusqu'en 2013. Nous étions en effet conscients de la difficulté d'un tel voyage par la mer, car si "Dame Nature" nous offre de merveilleux moments, elle sait aussi parfois nous rappeler que ceux-ci doivent se mériter! Nous laisserons donc notre voilier au port à sec de Prévéza que nous connaissons pour y avoir séjourné en 2003 lors d'une intervention mécanique sur le sail drive.
 

Mistral Gagnant juste avant sa mise au sec: 

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Un temps idéal pour effectuer cette opération, l'entrée de la cale de levage par vent fort étant vraiment risquée pour la coque du bateau.


Parcours vers le sud de la Mediterranée


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La préparation du bateau:

La croisière prévue vers le sud de la Méditerranée, va mobiliser son skipper pendant le mois qui précède notre départ, prévu aux alentours du début du mois de juin.
Partir vers le sud ne s'improvise pas, la croisière tout au long des côtes italiennes étant parfois disons assez compliquée.....
Le bateau d'abord, doit être préparé au mieux, afin d'essayer autant que faire se peut d'éviter de se trouver dans des situations délicates, notamment à cause d'incidents techniques liés à un défaut d'entretien. Il faut savoir que les sources d'ennuis sont légion sur un voilier, et malgré toutes les précautions que l'on peut prendre, l'inattendu est toujours derrière la moindre vague ou le plus petit cap!
Les 9 et 10 mai, aidés par un temps superbe (pensez donc, il n'y avait pas de mistral!....) nous avons donc procédé au carénage du bateau au port à sec de Martigues. Afin de passer le moins de temps possible à terre, seules les opérations qui ne peuvent se réaliser qu'à terre, à savoir la peinture antifouling et l'entretien du sail drive (mécanisme d'hélice) ont été réalisées.
De retour au port, c'est la mécanique Volvo qui a été l'objet de tous mes soins au travers des opérations de vidange, et de changement de tous les filtres.
Bon maintenant ça y est, les voiles sont à poste, tout est est rangé, la survie changée, nous sommes prêts à partir vers le sud de la Méditerranée. Le départ étant prévu au début du mois de juin. il ne nous reste plus qu'à espérer que la météo sera favorable.

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Départ de Martigues

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Nous sommes au port de Martigues depuis le 1er juin, dans l'attente de conditions météo favorables qui nous permettront, dans un premier temps, de nous rendre à Porquerolles, point de passage quasi obligé vers la Corse. Mais, comme cela est souvent le cas au mois de juin, le temps ne se décide pas à passer au beau fixe, c'est le moins qu'on puisse dire. Les prévisions météo sont assez pessimistes au moins jusqu'à la fin de la semaine. Les perturbations qui traversent la France en ce moment influencent aussi le temps en Méditerranée, mais il faut dire que nous avons la chance de bénéficier d'un soleil radieux. En attendant c'est lecture, préparation du bateau (ce n'est jamais fini!), tournoi de Roland Garros et promenades dans cette charmante cité de Martigues.
Aujourd'hui 9 juin c'est toujours les différentes perturbations qui continuent inlassablement à traverser l'Europe qui nous bloquent toujours au port de Martigues. Nous pourrions certes partir vers l'Italie mais l''alternance des vents tantôt d'Ouest et tantôt d'Est  rendrait ce début de croisière fort désagréable, notamment en raison de l'état de la mer. Nous sommes en effet bien loin de l'image d'Epinal de la Méditerranée dans laquelle la "grande bleue" est souvent comparée à un lac! L'épisode de Mistral qui commence ce matin devrait se poursuivre jusqu'à mercredi prochain et nous allons donc attendre encore un peu avant de partir.
Si la météo voit juste, le départ du port de Martigues est enfin pour demain. Première étape Porquerolles que nous atteindrons demain jeudi 14 juin au soir, si tout va bien, car je pense que la mer sera encore un peu houleuse au moins dans la matinée. Un petit vent d'est va sans doute nous retenir un jour là bas avant de repartir peut-être samedi en vue de préparer la traversée vers la Corse.

PORQUEROLLES
Ce soir, après une navigation sans histoire nous voici à Porquerolles au mouillage situé  à l'est du port. L'endroit est toujours aussi ravissant, et très fréquenté en ce début de saison.

Porquerolles

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Ce soir, après une navigation sans histoire nous voici à Porquerolles au mouillage situé  à l'est du port. L'endroit est toujours aussi ravissant, et très fréquenté en ce début de saison.
Nous ne passerons qu'une nuit ici et partirons demain matin en direction de Cannes.
Les mouillages tout autour de l'île sont déjà bien fréquentés mais cependant bien moins qu'au mois d'août où il est parfois impossible de trouver un mouillage tranquille. L'explication en est simple: Cette île est un vrai paradis pour des vacance nautiques. Le beauté des mouillages, le plan d'eau à l'abri de presque tous les vents, les merveilleuses balades à terre sont autant d'atouts que l'on ne rencontre nulle part ailleurs sur la côte.

Menton

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Après une nuit passée au mouillage aux îles de Lérins près de Cannes c'est au port de Menton Garavan que nous avons passé la nuit qui précède la traversée vers le Cap Corse. La navigation entre le cap Camarat et Cannes a été rendue désagréable par un nombre impressionnant de yachts rencontrés. Ces monstres naviguent à toute vitesse  et remuent une quantité d'eau telle que les vagues générées par ces engins n'ont parfois rien à envier à celles d'un bon vent!  Quand on sait que de tels engins ont un coût estimé de l'ordre de 1 million d'euros le mètre et que pas mal d'entre eux dépassent allègrement les quarante mètres on mesure combien leurs propriétaires sont peu touchés par la crise!
La ville de Menton est le grand quartier général de bon nombre d'Italiens qui passent ici leurs week end sur leurs yachts.... 

La traversée Menton - Macinaggio

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C'est à deux heures du matin que nous quittons Menton le dimanche 17  juin. Oui je sais c'est bien tôt, mais c'est le prix à payer pour effectuer une traversée essentiellement de jour, bien moins fatigante qu'une navigation de nuit en équipage réduit. Arrivés à 20 heures c'est relativement épuisés qu'après un repas rapidement avalé, nous nous endormons pour un sommeil réparateur, en n'écoutant qu'un tout petit peu le résultat des élections. Nous avons eu même le temps de prendre connaissance de ce qui s'est passé en Vallée d'Aspe, cette si belle vallée que des "goudronneurs" ont transformé en autoroute à camions! Ils poursuivent inlassablement leur lobbying pour la promotion d'un mode de transport dépassé, le transport d'énormes quantités de marchandises, une des clés du système néo libéral étant sans doute lui aussi condamné à terme. 
Bon voila je me suis un tout petit peu lâché, et je vais reprendre mon parcours en allant....dans le port de Macinaggio attendre des conditions météo favorables à la poursuite de la balade vers l'île d'Elbe.

De Maccinaggio à Porto Ferraio

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Nous avions prévu d'aller explorer les mouillages au sud de l'île d'Elbe, mais le vent de sud en a décidé autrement. Ce dernier soufflant à une quinzaine de noeuds environ, nous avons préféré choisir une option plus confortable représentée par la baie de Porto Ferraio. Après une nuit passée dans cette immense baie, nous avons rejoint le port du même nom où nous avons trouvé tout l'équipement nécessaire pour nous connecter à internet. Cela a été aussi l'occasion de rencontrer nos premiers italiens, et de fourbir un peu notre charabia dans cette langue. Ces premiers contacts ont été très agréables, et partout dans la ville de Porto Ferraio nous avons reçu un très bon accueil.

De Porto Ferraio à Talamone

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Là aussi voyage tranquille avec un petit vent de nord est, sauf à l'arrivée où sans prévenir comme toujours en Méditerranée, la brise s'est renforcée jusqu'à souffler à près de 25 noeuds en quelques minutes à peine. Des bancs de sable proches de l'endroit où nous aurions pu jeter l'ancre et difficiles à identifier dans cette situation nous ont incités à rentrer dans la marina. C'est juste en face de cette marina, que nous avons aperçu, minuscule vue d'aussi loin, la coque du Costa Concordia échoué sur l'île de Giglio. Nous avons étés frappés par le nombre de "plaisanciers" qui revenaient de cette île, poussés sans doute par un voyeurisme assez malsain....

De Talamone à Santa Marinella

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Nous continuons notre descente et choisissons de nous arrêter pour la nuit près d'une ravissante petite ville proche de Rome. L'abri proche du port étant rempli à craquer de bateaux au mouillage nous avons attendu leur départ vers 20 heures pour refaire un mouillage bien abrité. Il faut en effet savoir que les italiens sont très peu nombreux à profiter des charmes du mouillage forain pendant la nuit, et que lorsqu'on arrive dans un endroit saturé de bateaux ceux-ci quittent les lieux en soirée vous laissant pratiquement seul!

De Santa Marinella à Anzio

Continuant notre progression vers le sud, nous passons devant les ports de Rome et accostons à Marina Nettuno tout près d'Anzio. Bien que toujours bondé du fait de la proximité de Rome, ce port nous offre une place le long d'un quai en compagnie de français sur le chemin du retour vers la France. 

D'Anzio à San Felice Circeo

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Nous avons, sur ce parcours étés arraisonnés par des militaires qui nous ont fait modifier notre cap pour raisons d'exercices de tirs. Et ces tirs nous les avons bien entendus pendant trois heures environ! Arrivés au cap Circeo, notre entrée dans le port de San Felice Circéo nous a été refusée au motif que le port était plein. Petite déception car nous comptions bien faire une petite halte dans ce port, entouré de bancs de sable ce qui rendait difficile de trouver un bon et vrai abri pour la nuit. Est-ce la fatigue due au voyage, ou alors un trop grande confiance dans le temps qui semblait bien établi, toujours est-il que nous avons décidé de planter notre ancre à proximité du port dans environ trois mètres d'eau pour passer la nuit. Mais, comme parfois en Mediterranée, le vent de sud-est s'est levé vers trois heures du matin rendant particulièrement inconfortable ce mouillage. Après une heure de montagnes russes nous quittons cet endroit vraiment pas confortable et même dangereux. Si Ulysse est resté ici une année, ce n'est certainement pas au mouillage où nous avons passé la nuit, mais la magicienne Circé avait sans doute d'autres arguments pour le retenir aussi longtemps!

De San Felice Circeo à Marina Procida

En route vers la baie de Naples, nous avons réfléchi à ce qui s'était passé la nuit précédente dans ce mouillage vraiment peu recommandable. Il nous est clairement apparu que les premiers signes de fatigue étaient la cause de cette imprudence car à quelques milles de là nous aurions pu trouver un autre endroit bien plus sécurisant pour passer la nuit. Nous avons donc décidé de passer toutes les nuits à venir dans les ports, car même si parfois         
à cause du bruit le repos n'est pas vraiment là, le sentiment de sécurité est tel que l'on se repose quand même incomparablement mieux qu'en mouillage forain. Notre objectif étant de rallier la Grèce le plus rapidement possible ceci suppose de longues navigations quotidiennes, et le repos est un élément essentiel!
Nous passerons deux jours à Marina Procida, ravissant port situé sur l'île du même nom. Nous sommes ici vraiment en Italie du sud, et goûtons à un répit de navigation d'une journée dans ce port 

De Marina Procida à Porto Puolo

Ayant décidé de se contenter de traverser la baie de Naples, nous faisons escale à Porto Puolo, petit port de pêche situé au sud de la baie. Quelle n'a pas été notre surprise de découvrir un endroit ravissant, véritable joyau dans son écrin rocheux où prolifèrent quantité de plantes méditerranéennes. Le plaisir a duré jusqu'au soir où un pontonnier est venu nous réclamer le "modique" somme de 100 euros. Là tout a changé et devant mon indignation il a battu en retraite pour m'envoyer son "chef" qui s'est tout de suite montré plus raisonnable en me demandant 70 euros! Là aussi ma réaction a été suffisamment claire pour petit à petit faire baisser le prix à 40 euros quand même. Quel dommage pour le développement du tourisme nautique (et peut-être même du tourisme en général), qu'en Italie de tels comportement mafieux existent toujours!

De Porto Puolo à Acciaroli

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Magnifique petit port qu'Acciaroli situé juste au sud de la baie de Naples. Si l'entrée est rendue un peu délicate par la présence de bancs de sable, on en est largement récompensé par le charme du petit village qui entoure le port. Il apparaît que les autorités locales ont la volonté de développer le tourisme haut de gamme, si l'on en juge par les prix pratiqués tant en ville qu'au port. Lorsque nous étions passés en 2003, ce n'était qu'un petit port de pêche, et les choses ont bien changé, notamment au vu de l'affluence de bateaux (je devrais dire de yachts!) tout au long de la digue. Mais on sent aussi la volonté de conserver la beauté de cet endroit qui aurait dit-on été fréquenté par Hemingway.  
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D'Acciaroli à Marina di Camerote

Petite navigation de seulement une vingtaine de milles. Arrivés de bonne heure dans le port nous avons réalisé un peu d'entretien sur le bateau afin de poursuivre au mieux la route encore longue jusqu'en Grèce.

De marine de Camerote à Cetraro

Rien de bien particulier à signaler lors de cette navigation si ce n'est que le port s'est complètement transformé en marina où se trouvent les embarcations des napolitains qui peuvent rapidement rejoindre ce port par l'autoroute.

De Cetraro à Tropéa

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Ici commence le grand sud de l'Italie. Tout au long du parcours nous avons trouvé beaucoup de bateaux de pêche allant de la petite embarcation jusqu'au chalutier. Tropéa bâtie sur une falaise est une ville qui mérite sans doute une visite tant son architecture est étonnante. Nous ne pourrons malheureusement pas le faire cette fois ci mais lorsque nous "remonterons" le bateau c'est une visite que nous ne manquerons pas de faire si nous repassons par ici! 

De Tropéa à Reggio di Calabre

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Nous allons au cours de cette étape emprunter le mythique détroit de Messine, bras de mer qui sépare l'Italie de la Sicile. Les aventures du héros de l'Odyssée se réfèrent à des lieux situés au nord de ce détroit, et ont donné naissance à l'expression "tomber de Charybde en Scylla". Scylla, petit port de pêcheurs niché dans les rochers sur notre babord, ne nous a provoqué aucun souci! Par contre, Charybde lui, le fameux tourbillon est toujours là, et le bateau a été bien remué lors de son entrée dans le détroit de Messine. C'est à peine entrés dans le détroit que nous avons aperçu, devant nous comme un mascaret qui nous barrait la route et dans lequel le bateau a subi les effets de tourbillons provoqués par la rencontre des deux mers la Tyrrhénienne et la Ionienne. Cette descente du détroit de Messine est compliquée par les très nombreux bateaux de commerce qui transitent entre le continent italien et la ville de Messine  et pour lesquels les règles de priorité sont loin d'être leur préoccupation!

De Reggio de Calabre à Roccela Ionica

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Long parcours de début de contournement par l'Est de la "botte" italienne. Ce port subit lui aussi les effets de l'ensablement qui oblige à prendre de grandes précautions lors de l'entrée. Cet ensablement est général tout le long des côtes italiennes, et la plus grande prudence est nécessaire lorsqu'on est proche de la côte. Si la quille du bateau est prise dans ce qui est une véritable gangue, seule une intervention extérieure peut nous tirer de là!

De Roccela Ionica à Crotone

C'est la poursuite longue et difficile du trajet vers l'Est pour rallier la Grèce, notamment en raison d'un vent arrière et surtout d'une mer désordonnée qui soumettent le bateau à de nombreuses et soudaines embardées qui mettent le pilote automatique à rude épreuve! 

De Crotone à Santa Maria di Leuca

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Difficile navigation que celle là! Nous avons en effet subi tout au long de la traversée du golfe de Tarente les effets d'une houle croisée très désagréable! Affaler la grand voile dans ce véritable chaudron infernal n'a pas été chose facile, c'est le moins qu'on puisse dire! C'est harnaché et équipé d'un gilet de sauvetage que je me suis précipité en pied de mat, et après avoir enroulé mon bras autour de l'espar j'ai, de l'autre bras libre, descendu la voile dans une grosse houle croisée qui me faisait bien regretter de ne pas avoir une voile à enrouleur! C'est complètement fourbus que nous sommes arrivés dans ce port après plus de 12 heures de navigation.

De Santa Maria de Leuca à Corfou

C'est la dernière et longue navigation de près de 15 heures qui nous a conduits enfin à destination: La Grèce!
Au total nous avons parcouru jusqu'ici 985 milles, et nous sommes bien fatigués! Marina Gouvia, superbe marina près de Corfou nous accueille et nous nous installons ici pour une semaine afin de se "désaturer" de navigations à outrance pendant un peu plus de trois semaines!
La suite de la balade la semaine prochaine au gré des mouillages sur les îles grecques de la mer Ionienne avec c'est certain beaucoup moins de milles parcourus mais nous l'espérons beaucoup plus de plaisir!

La canicule!

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Arrivés à marina Gouvia, nous pensions nous reposer quelques jours en attendant le reste de la famille qui nous rejoindra ici le 15 juillet. Mais nous avons très vite déchanté, car en guise de repos c'est une température caniculaire qui nous est tombée dessus! Le mercredi 11 juillet nous sommes allés en bus redécouvrir Corfou, et prendre un forfait internet chez Vodafone. Soit dit en passant le coût d'internet mobile n'a rien à voir avec ce qui est pratiqué par nos opérateurs en France. On nous avait dit que la privatisation de France Télécom allait par les "vertus" de la concurrence faire baisser les tarifs "blablabla...bla", j'en passe et des meilleures. Mais en fait nous avons des tarifs scandaleux si l'on regarde ce qui est pratiqué en Italie ou en Grèce pour les abonnements mobiles. Pour 10 GO de données le coût est de 40 euros par mois: Nos champions français ont encore pas mal d'efforts à faire avant d'en arriver là!
Donc, constatant que la chaleur était quand même bien forte dans les rues de Corfou nous rentrons vers 1 heure de l'après midi au bateau. C'est alors qu'un petit vent de sud ouest s'est levé et nous avons pensé qu'il allait rafraîchir l'atmosphère. Hélas en quelques minutes ce n'était plus qu'une brise brûlante, mais terriblement brûlante et nous ne pouvions plus la supporter. Il nous a même fallu tendre le taud pour couper cet air qui devenait irrespirable et qui brûlait la peau! Nous avons essayé de nous arroser avec l'eau du port mais celle ci aussi était brûlante et l'après-midi a été bien long! Le soir venu nous pensions que la fraîcheur allait enfin revenir, mais nous avons eu droit à 38 degrés dehors toute la nuit et il a été impossible de trouver le sommeil. La météo parlant enfin de cette canicule nous avons décidé de quitter le bateau avons rejoint un hôtel climatisé jusqu'à la fin de la semaine où nous avons enfin pu nous reposer.

Vers Igoumenitsa

Le 17 juillet, l'équipage étant au complet, et les températures plus clémentes nous quittons marina Gouvia et décidons de nous laisser pousser par le vent qui nous conduit à Igoumenitsa où nous mouillons dans l'immense baie bien protégée.

Lakka sur Paxos

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Le 18 juillet nous tournons l'étrave vers l'île de Paxos  au sud de Corfou. Nous rejoignons vers midi le petit village de Lakka et sa baie, véritable lagon où nous profitons des plaisirs de la baignade. Le soir balade à terre où nous déambulons dans les petites rues bien envahies de tavernas prêtes à accueillir les touristes que nous sommes!

Prévéza

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Le jeudi 19 juillet nous quittons Lakka direction Prévéza où nous arrivons en fin d'après midi poussés par un vent de force 5 accompagné d'une houle assez désagréable, houle générée par un vent de Nord Ouest qui souffle fort dans le détroit de Tarente. La nécessité d'aller en ville nous fait jeter l'ancre et reculer sur des quais en pierre où nous amarrons le bateau. Prévéza est une ville très ouverte au tourisme, et la nuit a été très animée tout le long des quais! Nous décidons donc le matin venu de partir au mouillage dans la baie située au nord de la ville et goûter à une tranquillité bien méritée. Le vent dominant de nord ouest nous gratifiant de quelques bonnes rafales dans l'après-midi nous n'avons pas souffert de la chaleur.

Méganisi

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Le 21 juillet, après être repassés en ville à Prévéza, nous partons en direction de Levkas et des îles plus au sud. Nous passons le canal à midi pile (à trois minutes près il nous fallait attendre une heure de plus car ce dernier est traversé par un pont routier qui ne s'ouvre qu'aux heures rondes. Nous traversons une zone lagunaire qui débouche quelques milles plus bas sur Ormos Dhrepanou où nous retrouvons la mer libre, et nous dirigeons vers Meganisi. Cette île a la particularité d'être découpée dans sa partie nord par de magnifiques baies, véritables lagons entourés de végétation méditerranéenne. Nous jetons notre dévolu sur la baie du milieu, Ormos Abelike, et après avoir jeté l'ancre et passé une amarre à terre nous occupons notre temps en baignades et jeux dans une eau chaude et cristalline.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est assez précipitamment qu'il a fallu quitter ces lieux enchanteurs en raison d'une forte brise de nord est qui s'est levée en soirée et a fait rentrer une houle qui menaçait de nous pourrir la soirée si nous étions restés ici. Nous décidons donc de partir pour Ormos Dessimou, une baie très protégée située à quelques milles d'ici 
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Ormos Dessimou

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Arrivés dans cette baie nous trouvons un plan d'eau totalement calme dans un cadre magnifique. Nous décidons de passer ici le dimanche 22 juillet et de profiter de ces lieux accueillants. 

La grotte d'Ormos Dessimou

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C'est en annexe que nous rejoignons cette petite grotte creusée par les eaux où nous pouvons admirer la pureté de l'eau de cette baie. Notre petite sirène en a d'ailleurs bien profité pour découvrir "les fonds marins" et leur faune.
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Ormos Dessimou - Lakka sur Paxos

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Le lundi 23 juillet la météo ne se montre pas optimiste pour les cinq jours à venir, prévoyant même un assez fort vent de nord ouest. Ayant une correspondance d'avion à prendre à Corfou le 29 juillet la décision est prise de remonter vers Corfou immédiatement. Bien nous en a pris car un vent de sud ouest nous a poussés ce jour là directement jusqu'à Lakka sur Paxos. En remontant au sud des côtes de Lefkas nous avons pu constater que le béton était de plus en plus présent, mais il paraît que c'est l'économie qui commande tout.....
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Lakka - Corfou

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Après une nuit passée au mouillage de Lakka nous partons de bon matin vers Corfou , toujours poussés par un bon vent de sud ouest alors que le ciel commence à se couvrir. Nous jetons l'ancre au mouillage situé juste sous la citadelle de Corfou, et pouvons apprécier la superbe vue qui s'offre à nous. Hélas le plaisir a été de courte durée car pendant la nuit nous avons eu à subir une attaque en règle d'une horde de moustiques particulièrement agressifs! Au matin nous faisions le bilan des piqûres et ce n'était pas triste!
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Ormos Kalami

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Le samedi 28 juillet nous avons pu nous rendre dans une magnifique baie située au nord de Corfou pratiquement en face de l'Albanie toute proche. Au programme baignade, repos puis baignade puis retour à la marina Gouvia car le lendemain trois membres de l'équipage s'en vont vers la France. C'est le coeur bien serré que nous les verrons partir le lendemain et le bateau paraît bien vide maintenant!
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